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Education, période coloniale I

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ÉVOLUTION CULTURELLE

L'évolution culturelle a été marquée par la colonisation belge dans le domaine de l'enseignement. C'est assez récemment qu'une littérature et un théâtre francophone se sont épanouis. Par ailleurs, dans le domaine de la musique et des arts, le Congo joue un rôle exceptionnel.

L'enseignement

L'enseignement au Congo s'est tout naturellement inséré dans la mouvance missionnaire. Dès 1892, des classes fonctionnaient à côté des poste: d'évangélisation.

En 1906, l'Et indépendant du Congo a passé avec le Saint-siège une convention d'après laquelle chaque établissement missionnaire catholique doit avoir une école. Pour ce service, dont l'Et avait le contrôle du programme et du fonctionnement, les missions recevaient des concessions de terre.

En 1908, dès l'annexion, l'enseignement officiel est institué, qui correspond à l'enseignement. devant former les auxiliaires de l'administration et des Européens en général. Dans un rapport sur l'ins- truction publique au Congo établi en 1920, on dénombrait 100 000 écoliers des missions catholiques, 85 000 des missions protestantes et 1 861 dans l'enseignement officiel. L'enseignement officiel était assuré par les Frères de la Doctrine chrétienne à Boma et Léopoldville, par des Frères maristes à Kisangani et Buta, par des Frères de la Charité à Lusambo et Kabinda, par des Frères salésiens à Elisabethville.

L'enseignement était donné pour les plus petites classes dans une langue locale : Ngbandi, Ngbwaka, Banda, Azandé, Mangbetu, Mongo, Kisongé, etc., puis dans une des quatre langues véhiculaires du Congo : Swahili en Province Orientale, au Kivu et au Katanga, Tshiluba dans la province du Kasaï. Ce Tshiluba était la langue des Luba sous la forme grammaticale mise au point par un vicaire apostolique du Kasaï, Mgr de Clercq. Le lingala enseigné dans la province de l' Equateur et dans la région du lac Léopold II de la province de Kinshasa est la langue des gens du fleuve en amont de Kinshasa. Quant à la langue kongo, elle était enseignée dans la province de Léopoldville. Cette langue est appelée ikelevé dans les missions catholiques, Kituba ou Monokutuba dans les missions protestantes. 

Van der Kerken dans La politique coloniale belge (Anvers, 1943) complétait son exposé sur l'enseignement par une phrase dont on mesure, pour la promotion des élites, l'écrasante gravité :

" On enseigne en outre à quelques enfants indigènes appelés à devenir des clercs à titre de langue étrangère une des langues nationales belges: le français ou le néerlandais. "

Est-ce par hostilité flamande à l'égard du français ?  Est-ce par goût du latin ?  Toujours est-il que fut tenté dans un séminaire l'enseignement direct du latin à partir du kikongo. Une adaptation kikongo latin d'un manuel d'exercice fut réalisée par un jésuite, le R. P. Bauwens. Pierre de Briey.

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